- vendredi
10 000 abonnés. Et la vérité que personne ne te dit sur le succès.
- Mehdi Leformateur
6 ans.
6 ans de travail dans l'ombre.
De vidéos tournées entre deux réunions, de scripts écrits tard le soir, de publications postées alors que je travaillais 60, 70 heures par semaine.
Aujourd'hui, nous sommes 10 000.
Et pour fêter ça, je ne vais pas te parler de stratégie YouTube, de taux de conversion ou d'algorithmes.
Je vais te parler de quelque chose de plus rare. De plus intime.
Je vais te parler de ce que j'ai perdu pour en arriver là.
Ce que j'ai quitté — et pourquoi je ne regrette rien
Il y a quelques mois, j'ai tout laissé.
Le salariat. La voiture de fonction avec chauffeur. Le salaire à cinq chiffres. La maison d'expatrié. Les dîners protocolaires. Les costumes sur mesure.
Après 10 ans passés à diriger des hôtels 5 étoiles à l'international — Dubaï, Médine, le Qatar pendant la Coupe du Monde, Cotonou — je suis revenu en France.
Dans un appartement en banlieue parisienne.
Avec un revenu mensuel d'environ 2 000 €.
Oui, tu as bien lu.
Et non, je n'ai pas honte de le dire.
"Mais pourquoi tu as fait ça, Mehdi ?"
La question revient souvent.
La réponse est simple : je l'ai fait pour être en paix avec moi-même.
Quand tu te lances à temps plein dans l'entrepreneuriat web à 48 ans, que tu brises volontairement une carrière construite sur trois décennies, tu ne le fais pas pour l'argent.
Tu le fais parce que tu crois en quelque chose de plus puissant que l'argent.
Tu prends un risque énorme : si tu te plantes, tu ne pourras probablement pas retrouver de poste de directeur général dans un grand groupe hôtelier à 50 ans.
C'est un risque pour toi. Pour ta famille. Pour ton avenir.
Et je ne l'aurais pas pris si je n'avais pas été intimement persuadé d'une chose :
Nous ne dépendons pas de notre entreprise pour vivre.
Nous ne sommes pas forcés d'accepter ce qui nous paraît inacceptable.
Nous pouvons toujours — au prix de sacrifices et d'efforts, évidemment — choisir d'être là où nous avons choisi d'être.
La nuit où tout a basculé
Avril 2024.
J'étais directeur d'un hôtel 5 étoiles en Afrique de l'Ouest.
Des pressions de l'entreprise.
Des pressions du propriétaire.
Des pressions de personnalités politiques pour recruter des proches, contourner les processus, fermer les yeux.
Je résistais.
Mais cela me prenait une énergie folle.
Mon supérieur me disait : "Laisse couler. Sois plus politique. Plus accommodant."
Résultat : je me sentais seul. Face à un système qui voulait que je fonctionne selon ses règles, pas selon les miennes.
J'avais l'impression d'être un extraterrestre.
J'aurais voulu pouvoir faire comme la plupart des managers : me dire "c'est ça la vie", avaler la couleuvre, signer, sourire, passer à autre chose.
Je ne pouvais pas.
Tout simplement, j'en étais incapable.
Une nuit, à 3h30 du matin, après une énième insomnie… j'ai ouvert mon ordinateur.
J'ai écrit une lettre de démission. J'ai appuyé sur "Envoyer".
En sachant qu'il n'y aurait plus de retour en arrière.
J'ai pu le faire parce que je savais que j'avais une petite chaîne YouTube.
Une petite communauté très fidèle.
Des compétences que je pouvais mettre au service d'autres professionnels qui voulaient, comme moi en 2012, quitter leur pays pour s'expatrier.
Est-ce que je suis heureux ?
Oui. À 1 000 %.
Je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie.
(Sauf peut-être entre 2013 et 2018, à Médine : j'avais des collègues fantastiques et la proximité des Lieux saints m'apportait un réconfort inestimable.)
Mais globalement, si je compare ma vie d'aujourd'hui à mes 30 années d'expérience professionnelle, ma vie d'entrepreneur web m'apporte une satisfaction personnelle que je n'avais jamais eue.
Pourquoi ?
Parce que je suis aligné avec mes valeurs.
On te dira sur Internet que l'argent ne fait pas le bonheur, mais qu'il y contribue à 90 %. Et ce n'est pas faux.
À condition d'être aligné avec tes valeurs.
Mais je peux t'assurer que, quand tu n'es pas en harmonie avec tes objectifs intimes, tout l'argent du monde ne t'apportera pas le bonheur.
Tu risques même de finir avec une maladie grave : un cancer, un AVC, un burn-out.
Le corps ne ment jamais.
La liberté n'a pas de prix
L'argent ne fait pas le bonheur.
À condition de ne pas être pauvre.
Le vrai problème, c'est quand tu en manques tellement que tu n'es plus libre : obligé d'emprunter à des amis, à la famille, ou pire, à des organismes de crédit.
Qui peut être heureux en ayant des dettes vis-à-vis de personnes chères ? Ou en étant totalement dépendant des aides de l'État ?
L'être humain aspire à l'indépendance.
Quand il est dépendant, il se sent comme un esclave : nourri, logé… mais esclave quand même.
Comment être heureux quand on vit dans une dépendance financière totale par rapport à ses besoins vitaux ?
Si tu as ton indépendance sur ces besoins vitaux — même avec 3 000 € — tu seras plus heureux qu'une personne qui gagne 20 000 € par mois mais qui vit sans être alignée avec ses valeurs, ou qui est totalement endettée.
Donc non, il ne faut pas forcément beaucoup d'argent.
Il faut en avoir assez.
Ensuite vient l'étape supérieure : l'alignement avec soi-même.
Car quand tu nies trop longtemps tes valeurs profondes, tu finis tôt ou tard à l'hôpital... ou à la morgue.
Pourquoi je parle de sujets qui fâchent
C'est aussi ce qui explique pourquoi je suis l'un des rares formateurs en ligne à me positionner sur des sujets comme Israël et la Palestine.
Et le seul, dans l'expatriation Golfe, à parler de la guerre actuelle et de ses conséquences.
Je pourrais éviter le sujet. Par prudence. Par peur de perdre des clients. Par confort.
Mais je suis convaincu qu'on doit se battre pour ses convictions.
Et celui qui le fait avec sincérité ne perd jamais au change.
Il y a ceux qui critiquent… et ceux qui avancent
Le mois dernier, j'ai reçu mon premier faux commentaire sur Trustpilot.
Quelqu'un se faisant passer pour un client :
"T'es un vendeur de rêve, tu veux gagner de l'argent sur le dos des autres…"
Sur le coup j'ai été triste, comment une personne qui ne te connait peut elle en arriver à mentir juste pour te nuire.
Pas par arrogance.
Par compassion.
La réalité, c'est que beaucoup de "haters" t'en veulent de faire ce qu'ils n'ont pas le courage de faire.
Ils projettent leur frustration. Leur peur. Leur immobilisme.
Et c'est normal.
Mais ce n'est pas ton problème.
Ce qui ne va pas chez toi (et chez moi, avant)
Tu penses que ta subsistance vient de ton employeur.
Tu penses que tu lui dois quelque chose.
Tu penses que tu dois lui être fidèle parce qu'il te paie.
C'est faux.
Ton entreprise n'est pas ta famille.
Ta loyauté première doit être envers toi-même. Envers tes valeurs. Envers la vie que tu as choisie de construire.
Quand tu comprends ça, tout change.
Mon conseil pour toi
Batte-toi pour tes convictions.
Pour vivre la vie que tu mérites.
PERSONNE ne t'oblige à vivre loin de tes valeurs.
Pas ton patron. Pas ton conjoint. Pas la société. Pas la "réalité".
Personne.
Mes projets pour 2026-2027
Aller vers plus d'indépendance.
Augmenter mes revenus pour pouvoir vivre en famille dans n'importe quel pays.
Quitter la France, qui me prend la moitié de ce que je génère en impôts (cela signifie que pour gagner 2 000 €, je dois générer 5 000 €).
Cela me prendra peut-être un an. Peut-être deux.
Mais ce qui compte, ce n'est pas l'arrivée.
C'est le voyage.
Comme pour cette chaîne YouTube : le temps n'est pas le plus important. Ce qui compte, c'est la vision.
Avancer encore et encore, malgré les difficultés.
Se relever après chaque chute.
Croire en soi.
Une dernière chose — la plus importante
À titre personnel, je crois en une force invisible (pour moi, il s'agit de Dieu) qui t'aidera à vivre en harmonie avec toi-même.
Nous ne sommes jamais totalement seuls. Jamais totalement démunis. Jamais totalement impuissants.
> "Ne t'a-t-Il pas trouvé orphelin ? Alors Il t'a accueilli.
> Ne t'a-t-Il pas trouvé égaré ? Alors Il t'a guidé.
> Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre ? Alors Il t'a enrichi."
> (Coran, Ad-Duha 93:6-8)
Nous ne sommes pas seuls. Jamais.
Encore faut-il avoir le courage de sauter dans le vide.
La persévérance pour tenir durant la traversée du désert — qui sera inévitable.
Et la foi pour continuer quand tout semble dire d'arrêter.
10 000 MERCI
Merci à tous ceux qui soutiennent, likent, partagent et commentent.
Merci pour votre fidélité. Pour vos témoignages. Pour vos messages privés qui me rappellent chaque jour pourquoi je fais ce que je fais.
Merci de me faire confiance, même quand je dis des choses qui dérangent.
10 000 abonnés, ce n'est pas un chiffre.
C'est 10 000 personnes qui ont choisi d'avancer.
Et on ne fait que commencer.
Prochaine étape : 20 000.
On continue l'aventure ensemble. ❤️
Mehdi
P.S. : Si cet article t'a parlé, partage-le. Pas pour moi. Pour quelqu'un qui a besoin de lire ça aujourd'hui.